Métropole Bleue Association de défense de l'environnement de la Métropole Nice Côte d'Azur

Le Canal de la Vésubie : un ouvrage exemplaire

canal-vesubie

Stage réalisé par Camille ROULEAU dans l’association Métropole Bleue

DU 20 Juin 2016 au 15 Juillet 2016

D.U.T Génie Biologie session 2015/2016

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Introduction

Sur les 27 communes, 24 sont reliées au même réseau hydraulique et engendre une consommation d’environ 43.28 million de mètres cubes d’eau par an.

Autrefois, chaque commune possédait sa propre source d’approvisionnement en eau et il fût  remarqué que ce système était tous sauf adaptée. En effet si l’une des sources était momentanément polluée ou indisponible, les habitants de la commune se retrouveraient sans eau potable. Afin de remédier à cela, la métropole a eu pour objectif de mettre en place 2 sources d’eau à la portée des communes. Dans le cas de Nice et de ses alentours, celles-ci sont l’eau de la Vésubie, qui est acheminée par gravité jusqu’aux usagers, et l’eau provenant de la nappe phréatique du Var qui nécessite beaucoup de pompage et donc une consommation d’énergie plus élevée.

Dans le cadre de mon stage de 1ère année, à l’I.U.T en Génie Biologie, dans l’association Métropole Bleue, j’ai dû réaliser un certain nombre de recherches et d’investigations auprès de professionnels afin de mettre en évidence le caractère exemplaire du canal de la Vésubie ainsi que les risques auxquels il est exposé.

Dans un premier temps nous parlerons des différents contextes dans lesquels le canal de la Vésubie s’inscrit. Ensuite nous aborderons l’approvisionnement en eau du canal en expliquant en détails les différentes infrastructures qui constituent celui-ci ainsi que les étapes de purification de l’eau. Puis dans un troisième et  dernier temps nous mettrons en évidence les risques naturels pouvant altérer l’eau du canal.

Les Contextes du Canal

L’étude du Canal de la Vésubie consiste à mettre en évidence son rôle dans l’approvisionnement en eau de la ville de Nice et des différentes communes aux alentours.

Cependant avant de commencer celle-ci, il semble important de contextualiser le canal à la fois sur le plan historique, économique et géographique.

A.   Contexte Historique

Avant que Nice soit annexée à la France, celle-ci possédait une eau peu propre puisqu’on la qualifiée de croupissante. Elle était donc à l’origine de nombreuses mauvaises odeurs et pouvait entraîner l’apparition de nombreuses épidémies telle que la dysenterie ou la poliomyélite

Au XIXème siècle, après que Nice fut redevenue une ville française et que le chemin de fer fit son apparition, celle-ci vit sa population croître fortement. Cette croissante entraîna avec elle une augmentation des besoins en eau. A cette époque, Nice était approvisionnée par des puits qui trouvaient l’eau dans la nappe phréatique du fleuve côtier Le Paillon. Cependant cette méthode étant insuffisante en été. La nécessité d’un ouvrage  répondant aux besoins de la population était donc nécessaire. De plus l’arrivée de l’eau, nettoierait mieux la ville, la rendant plus touristique.

Le décret du 4 Mars 1884 fût à l’origine du Canal de la Vésubie. En effet, à travers celui-ci, la ville de Nice pris la décision de confier la gestion des eaux a la Compagnie Générale des Eaux (CGE). Celle-ci était la seule entreprise de l’époque capable de gérer des travaux d’une telle ampleur.

Le Premier édifice construit fût l’Aqueduc de St Thècle qui permettait d’amener l’eau de source du Paillon jusqu’au réservoir de Bon Voyage à Nice. C’est durant sa construction que celle du Canal de la Vésubie fut étudiée. Le projet de construction du Canal a été comparé, en termes de chiffres, a celui du Canal du Var. Le canal du Var représentait une deuxième option en termes d’approvisionnement en eau de Nice et de ses environs. Il fût établi d’après certaines archives que le Canal du Var coûterait moins cher dans la redevance (60 000 francs contre 85 000 francs pour celui de la Vésubie) à la ville de Nice. Cependant le fait que le Canal de la Vésubie desserve de l’eau à partir de 500 mètres d’altitude, contre 150 mètres pour celui du Var, joua grandement en sa faveur. Evaluant les résultats face aux dépenses qu’engendreraient les deux canaux, la CGE choisi de construire le Canal de la Vésubie.

C’est en 1878 que le traité, entre le maire de Nice Mr Malaussena et le président du conseil administratif de la CGE  Mr Edward-Charles Blount, fût signé et rendu public.

Celui-ci expliquait que le Canal serait construit dans un délai de 4 ans à partir du jour ou la CGE serait légalement autorisée à occuper le terrain. La Construction débuta en 1881 et se termina en 1886. Le canal mesure actuellement 32.700 kilomètres de long.

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